En trading, les graphiques et les indicateurs attirent souvent toute l’attention. Pourtant, de nombreuses erreurs ne viennent pas du marché, mais de la manière dont le trader interprète ce qu’il voit.
Le cerveau filtre l’information, exagère certains signaux et en ignore d’autres, parfois sans signe apparent. Les biais cognitifs en trading influencent alors la perception du risque, la lecture des pertes et la prise de décision.
Cet article explique ce qu’est un biais cognitif, la façon dont il fausse les choix du trader et les méthodes concrètes pour limiter son impact dans une approche structurée.
Signification d’un biais cognitif en trading
Pour de nombreux traders débutants et parfois expérimentés, une question revient souvent : qu’est-ce qu’un biais cognitif ? Un biais cognitif désigne une distorsion dans le traitement de l’information, capable de fausser le raisonnement et le jugement.
En trading, la définition d’un biais cognitif correspond à une erreur systématique de jugement liée à des raccourcis mentaux et à des réactions émotionnelles. Le trader ne lit plus le marché tel qu’il est, mais tel qu’il aimerait le voir.
Les biais cognitifs centrés sur le trading traduisent cette tendance à déformer la réalité du marché. Ils influencent directement les décisions d’entrée, de sortie et la gestion du risque.
Liste des biais cognitifs : les différents types de biais cognitifs que les traders doivent connaître
Les différents biais cognitifs ci-dessous sont parmi les plus fréquents en trading et ceux auxquels les traders sont le plus souvent exposés :
- Biais de confirmation : tendance à chercher surtout des informations qui confirment son scénario. L’investisseur ignore, sans même le savoir, tous les signaux qui le contredisent. Ce comportement illustre parfaitement ce biais cognitif.
- Biais d’ancrage : tendance à s’accrocher à un prix d’entrée, à un plus haut ou à un objectif fixé au hasard. Même lorsque le contexte change, cet « ancrage » continue de guider les décisions du trader.
- Biais de récence : ici, les événements récents pèsent plus lourd que l’historique. Le trader à mémoire récente est convaincu que les informations récentes influencent davantage l’avenir et que les informations plus anciennes n’ont plus de valeur.
- Aversion aux pertes : type de biais courant chez de nombreux débutants. Les traders qui en souffrent préfèrent éviter de perdre plutôt que de se concentrer sur les possibilités de gain.
- Biais de surconfiance : les traders sujets au biais de surconfiance surestiment systématiquement leurs compétences. Après une bonne série, ils sont convaincus d’avoir compris comment le marché fonctionne et va fluctuer et sortent de leur plan.
Cette liste de biais cognitifs n’est pas exhaustive ; elle couvre les biais cognitifs qui sabotent le plus souvent la performance et la stratégie des traders.
Exemples de biais cognitifs dans la prise de décision
Voici quelques exemples de biais cognitifs que l’on retrouve chaque jour sur les marchés.
- Biais de confirmation : un trader achète le DAX à la hausse. Cependant, il ne lit que des analyses optimistes et ignore complètement les indicateurs de ralentissement.
- Biais cognitif lié à la récence : après trois trades gagnants, un trader augmente la taille de sa position sans revoir son analyse. Il confond chance et compétence.
- Biais cognitif d’aversion aux pertes : un trader achète une action A, qui perd actuellement 50 % de sa valeur, mais il n’est pas disposé à réduire ses pertes pour profiter d’une opportunité se présentant sur l’action B.
- Biais cognitif d’ancrage : un trader a acheté de l’or à 2 400 dollars. Le marché tombe à 2 320 dollars. Il se répète qu’il sortira au minimum 2 400 dollars.
Ces quelques exemples de biais cognitifs montrent clairement comment un biais peut pousser un trader à ignorer le risque réel.
Comment les biais cognitifs influencent les décisions de trading ?
Les biais cognitifs ne se manifestent pas uniquement au moment d’entrer en position. Ils modifient la perception du risque, influencent les décisions prises pendant le trade et orientent la lecture des résultats après la sortie.
Une série de pertes peut renforcer la peur et bloquer des opportunités cohérentes, tandis que quelques gains rapprochés peuvent créer un excès de confiance. Dans ces situations, la lecture des graphiques perd en clarté et l’émotion prend le dessus.
Lorsque le plan de trading n’est plus respecté, les décisions deviennent moins maîtrisées. Ajuster un stop ou augmenter le levier sous pression montre à quel point la psychologie du trading influence directement la discipline et la gestion du risque.
Comment éviter que les biais cognitifs affectent vos décisions de trading ?
Vous pouvez repérer l’influence d’un biais cognitif lorsque la manière de trader change sans raison claire. Vous entrez plus vite en position, vous validez un trade incomplet ou vous justifiez une décision après coup.
Ce glissement progressif montre que l’émotion prend le pas sur votre méthode habituelle.
Vous pouvez aussi repérer ces biais par une gestion du risque irrégulière. Modifier la taille d’une position, déplacer un stop ou accepter un risque inhabituel après un gain ou une perte traduit un trading émotionnel. L’analyse du marché recule alors au profit de réactions psychologiques.
Voici quelques conseils pour limiter leur influence :
- Écrire un plan de trading : un plan écrit définit des règles claires avant toute prise de position. Il permet d’agir selon des critères précis plutôt que sous l’influence de la psychologie du trading du moment.
- Standardiser la gestion du risque : fixer à l’avance un pourcentage maximum de capital à risquer par trade aide à garder une cohérence. Cette régularité réduit les décisions impulsives liées aux émotions.
- Tenir un journal de trading : noter la raison de chaque trade, l’état émotionnel et le résultat final peut permettre de repérer des schémas récurrents. Ce suivi met en évidence l’impact des biais cognitifs sur les décisions.
- S’exercer sur un compte démo : le compte démo permet de tester une stratégie sans pression financière. Il offre un cadre utile pour observer la psychologie en trading face aux gains et aux pertes.
- Se former à la psychologie du trading : approfondir la compréhension de la psychologie en trading aide à reconnaître plus tôt un biais cognitif. Cette vigilance renforce la discipline et le respect du plan établi.
Ces outils ne suppriment pas les biais cognitifs, mais ils aident à les repérer plus vite et à réduire leur influence. Avec des règles claires et un suivi régulier, les décisions restent plus stables et mieux maîtrisées dans le temps.
Biais de marché en trading Forex et CFD
Sur les marchés à effet de levier (qui augmente le risque de pertes) comme le Forex et les CFD, les biais cognitifs se manifestent avec plus d’intensité. La volatilité accélère le rythme des décisions et réduit la capacité à prendre du recul face aux mouvements de prix.
Un biais cognitif peut pousser le trader à s’attacher à un niveau précis ou à conserver une position perdante dans l’espoir d’un retournement. La lecture du marché se construit alors sur l’émotion plutôt que sur des éléments objectifs.
Dans ce type d’environnement, garder des tailles de position cohérentes et suivre un plan défini à l’avance permet de limiter l’impact des biais cognitifs. Cette discipline aide à rester aligné avec sa stratégie, même lorsque le marché devient instable.
FAQ sur les biais cognitifs en trading
Un biais cognitif peut-il être totalement éliminé avec l’expérience en trading ?
Un biais cognitif ne disparaît pas totalement avec l’expérience en trading. L’habitude aide à mieux le reconnaître et à en limiter l’impact, mais les réactions émotionnelles restent présentes, même chez les traders expérimentés. La discipline et le respect d’un cadre clair font toute la différence.
Quels biais cognitifs apparaissent le plus souvent après une série de gains ?
Après une série de gains, les biais cognitifs liés à la surconfiance apparaissent le plus souvent. Le trader peut surestimer ses compétences, prendre plus de risques ou relâcher sa gestion du risque, en pensant avoir trouvé une méthode infaillible.
Les biais cognitifs sont-ils plus fréquents en trading à court terme qu’en trading à long terme ?
Les biais cognitifs se manifestent plus fréquemment en trading à court terme, où les décisions s’enchaînent rapidement. La pression du temps et la volatilité accentuent les réactions émotionnelles, ce qui laisse moins de place à l’analyse et au recul.
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