Date: 05/09/2018

Les Bourses européennes se montrent de nouveau prudentes en début de séance sur fond d’interrogations concernant l’évolution des négociations commerciales entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux, Canada et Chine en tête. Des craintes qui ont tendance à renforcer le dollar, considéré comme une devise refuge, et accroissent ainsi les tensions financières dans les pays émergents. La livre turque poursuit ainsi sa dégringolade.

La Chine ralentit, la zone euro résiste

Au niveau économique, le ralentissement de la conjoncture en Chine semble se confirmer au vu du recul à de l’indicateur PMI d’activité dans les services à 51,5 en août, au plus bas depuis octobre. Dans la zone euro, la légère accélération de l’activité dans les services s’est confirmée en août avec un PMI à 54,4. Aux États-Unis, les investisseurs seront attentifs à l’évolution des importations et exportations (14h30) ainsi qu’à une série de discours de membres de la Fed (15h20, 21h, 22h et 22h15). Le verdict sur les taux de la banque centrale canadienne (16h) animera également la séance.

Les matières premières à la traîne

Sur le marché des matières premières, les métaux demeurent fébriles dans le sillage du cuivre dont le cours flirte avec ses plus bas des 20 derniers mois. La hausse du dollar fragilise également la progression du pétrole, le baril de Brent revenant à 77 dollars avant le rapport officieux de l’API sur les stocks de brut aux États-Unis (22h30).

Cédric Boitte