Analyse Marché

26-Mars 2020 : La volatilité diminue, les marchés font une pause

FOREX

Le dollar est en baisse par rapport à l’euro, au yen et à la livre en début de journée jeudi, car les investisseurs attendent avec une certaine anxiété la publication des premiers chiffres des demandes d’allocations chômage aux États-Unis. On s’attend généralement à ce que ces chiffres soient extrêmement élevés, potentiellement les pires depuis des décennies en raison du ralentissement économique brutal causé par les mesures visant à contenir la propagation du coronavirus. Dans le même temps, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 aux États-Unis est en hausse, ce qui pèse encore plus sur le billet vert. Il est intéressant de noter que la faiblesse du dollar se produit malgré l’accord conclu entre la Maison Blanche et le Congrès sur un paquet d’aide économique, ce qui renforce l’idée qu’en ces temps intéressants, c’est le virus qui fixe l’ordre du jour et non les décideurs politiques.

Ricardo Evangelista – Analyste Senior, ActivTrades


PÉTROLE  

Le pétrole a tenté de rebondir plus tôt ce matin, mais malgré cette période de volatilité dramatique, le prix reste noyé par l’attente croissante d’une offre excédentaire énorme. La combinaison du coronavirus et de l’échec de l’accord OPEP+ met le baril dans une situation extrêmement dangereuse. Techniquement, la première zone de résistance clé a maintenant été déplacée à 25 $, sur le pic atteint hier, tandis que 23 à 23,20 $ est une zone de soutien intéressante qui stoppe tout nouveau déclin. Cependant, toute chute en dessous de cette zone pourrait générer un nouvel élan de vente. De nombreux stop loss automatiques sont maintenant placés sous ce niveau, car les investisseurs attendent toujours un autre retour à 20-21 dollars, alors que la crise du coronavirus continue de dégénérer et que la demande de pétrole à long terme est encore plus sévèrement touchée.

Carlo Alberto De Casa – Chef analyste, ActivTrades

 

ACTIONS UE

Les marchés actions ont ouvert à la baisse partout en Europe jeudi, l’incertitude restant le sentiment dominant et poussant les investisseurs à prendre tous les profits générés par la tentative de reprise de cette semaine. Il n’en reste pas moins que les investisseurs du monde entier ont accueilli favorablement le récent lot historique de mesures monétaires et fiscales prises pour lutter contre le coronavirus et que ces mesures ont aidé les opérateurs à avoir une vision plus claire et plus sûre de l’avenir de l’économie mondiale. Toutefois, la plupart des investisseurs craignent désormais que la lutte humaine et économique contre le virus mortel ne se poursuive au cours des deuxième, troisième et peut-être même quatrième trimestres, ce qui aggraverait l’impact sur l’ensemble des économies et entraînerait certaines régions dans un profond cycle de récession. Jusqu’à présent, les marchés européens ont été poussés à la baisse par les secteurs miniers, de l’énergie et de la consommation au détail, des sociétés comme Linde et LVMH figurant parmi les moins performantes de la zone euro. Étonnamment, le FTSE-MIB est l’un des indices les plus résistants à ce jour en Europe, le marché se négociant toujours au-dessus de 16 560 pts après avoir franchi hier sa ligne de tendance baissière, tandis que l’indicateur RSI, qui se situe au-dessus de sa zone de 50 %, affiche une pression haussière à très court terme. 18 260 pts reste la première cible pour le marché, tandis qu’une chute en dessous de 16 560 pts ouvrirait la voie à de nouveaux creux autour de 15 800 pts, puis 13 780 pts.

Pierre Veyret– Analyste Technique, ActivTrades